Si vous louez — ou comptez louer — un meublé de tourisme sur la côte landaise, vous avez sans doute entendu parler de la loi Le Meur. Officiellement, c'est la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024, qui vise à mieux réguler la location saisonnière de courte durée. Elle inquiète beaucoup de propriétaires. Notre parti pris : on préfère vous expliquer calmement ce qui change, plutôt que d'ajouter du flou.
Ce guide est volontairement clair et factuel. Il ne remplace pas un avis juridique ou fiscal personnalisé — mais il vous donne la bonne carte avant de prendre vos décisions.
Pourquoi cette loi, et qui est concerné ?
Depuis plusieurs années, l'essor des meublés de tourisme (Airbnb, Booking, etc.) a tendu le marché du logement dans les zones touristiques. La loi Le Meur donne aux communes davantage d'outils pour encadrer cette activité, et aligne progressivement le meublé de tourisme sur les règles du parc locatif classique.
Vous êtes concerné si vous louez un logement meublé pour de courtes durées à une clientèle de passage : que ce soit votre résidence secondaire quelques semaines l'été, ou un bien dédié à l'investissement locatif. Sur la côte sud-landaise — Hossegor, Seignosse, Capbreton, Soustons, Vieux-Boucau, Messanges, Moliets — quasiment tout le tissu locatif saisonnier entre dans le champ.
Les 4 changements à connaître
1. Le numéro d'enregistrement en mairie se généralise
Jusqu'ici, l'obligation de déclarer son meublé et d'obtenir un numéro d'enregistrement ne concernait que certaines communes (souvent les zones tendues). La loi généralise ce dispositif à l'ensemble du territoire, avec une mise en application progressive.
Concrètement : à terme, déclarer votre meublé de tourisme en mairie et afficher votre numéro d'enregistrement sur vos annonces devient la norme partout. Plusieurs communes touristiques landaises avaient déjà leur procédure ; le réflexe à avoir, c'est de vérifier au cas par cas auprès de votre mairie, car les calendriers et modalités diffèrent.
2. Le DPE entre dans la danse
C'est l'une des nouveautés les plus structurantes. La loi rapproche le meublé de tourisme des exigences de performance énergétique qui s'appliquent déjà à la location classique, selon un calendrier qui s'étale sur plusieurs années.
En clair : un logement énergivore pourrait, à terme, voir sa capacité à être loué restreinte. Le bon réflexe n'est pas de paniquer, mais d'anticiper : faites réaliser (ou mettez à jour) votre DPE pour savoir où vous en êtes, et planifiez d'éventuels travaux sereinement plutôt que dans l'urgence.
3. Le plafond de nuitées peut baisser pour les résidences principales
Pour les personnes qui louent leur résidence principale, le plafond annuel de location pouvait déjà être limité (classiquement 120 nuits par an). La loi ouvre la possibilité, pour les communes, de descendre ce plafond jusqu'à 90 nuits par an.
Si vous louez votre résidence secondaire, ce plafond ne vous concerne pas de la même manière — mais d'autres règles (changement d'usage, compensation en zone tendue) peuvent s'appliquer. Là encore, la réponse dépend de votre commune et du statut de votre logement.
4. La fiscalité du meublé de tourisme est revue
Le volet fiscal a fait couler beaucoup d'encre. La loi resserre les avantages du régime micro-BIC pour les meublés de tourisme, en particulier les meublés non classés, dont l'abattement forfaitaire est revu à la baisse.
La conséquence pratique : faire classer son meublé de tourisme (la fameuse classification en étoiles) devient un levier d'optimisation à étudier sérieusement. Mais la fiscalité reste un sujet personnel : on vous recommande d'en parler à votre comptable pour chiffrer l'impact sur votre situation.
Côte landaise : ce que ça change concrètement
Sur notre territoire, la régulation se vit commune par commune. Certaines stations très demandées (Hossegor en tête) sont plus susceptibles d'être classées en zone tendue, avec des règles de changement d'usage plus strictes ; d'autres, comme Soustons, Vieux-Boucau ou Messanges, ont leurs propres procédures déclaratives. Il n'y a pas de réponse unique : il y a votre commune, votre bien, votre statut.
Notre lecture, après avoir suivi ces évolutions de près : la loi Le Meur n'est pas la fin de la location saisonnière dans les Landes. C'est une mise en conformité qui récompense les propriétaires sérieux et bien accompagnés, et qui complique la vie des gestions approximatives. Un bien déclaré, performant, bien tenu et bien noté reste un excellent placement de cœur — et de raison.
Comment s'y prendre, étape par étape
Voici la marche à suivre que l'on conseille à un propriétaire landais :
- Identifiez votre statut : résidence principale ou secondaire, commune concernée.
- Contactez votre mairie pour connaître la procédure d'enregistrement et les éventuelles règles locales.
- Faites le point sur votre DPE et anticipez les travaux si nécessaire.
- Étudiez le classement meublé de tourisme avec un regard fiscal (votre comptable).
- Affichez votre numéro d'enregistrement sur toutes vos annonces.
On vous accompagne (sans se substituer à vous)
C'est précisément là qu'une conciergerie locale a du sens. On vous assiste dans ces démarches : on vous oriente vers les bonnes formalités, on coordonne la mise en relation pour le DPE ou le classement, on adapte votre annonce. Les démarches restent à votre nom — on vous accompagne, on ne décide pas à votre place, et on n'encaisse rien pour vous.
Si vous avez un bien sur la côte sud-landaise et que tout cela vous donne le tournis, parlons-en ensemble : on prend le temps de comprendre votre situation. Vous pouvez aussi découvrir notre accompagnement des propriétaires à Soustons et notre offre et ses tarifs.
À jour au juin 2026. La réglementation évolue : on met ce guide à jour à chaque changement significatif.
Ce guide est informatif et ne remplace pas un conseil juridique, fiscal ou comptable personnalisé. Les modalités d'application varient selon les communes : vérifiez toujours auprès de votre mairie.